• Motel Hell

    Motel Hell

    ★★½

    Il y a un plaisir certain à découvrir la méthode saugrenue et complexe qu'utilise ces sympathiques propriétaires de motel pour cultiver les humains avant de les transformer en smoked meat, mais ça donne aussi un film sans enjeu, à l'humour douteux, et pratiquement dépourvu de gore, ce qui, vu le concept, est plutôt décevant. J'étais trop ennuyé pour apprécier le duel de tronçonneuses, c'est dire.

  • Insignificance

    Insignificance

    ★★★

    On reconnait quelques touches auteuristes de Roeg, et bien sûr il est content de filmer Marilyn qui explique la relativité à Einstein avec des voitures et des figurines, mais au-delà de cette scène et de la très belle finale où il se laisse aller pour filmer une apocalypse onirique, je sais vraiment pas qu'est-ce que cette pièce de théâtre essaie de faire, à part mélanger plein d'affaires sans jamais aboutir sur rien.

  • Lord of Illusions

    Lord of Illusions

    ★★★½

    Les films de Clive Barker jouent dans une zone tellement singulière que je pourrais pas dire ce qui est réussi ou ce qui l'est moins parce que ça participe de l'expérience à part égale. C'est certain que c'est pas le meilleur CGI (heureusement il n'y en a pas tant, et il y a beaucoup de practical effects pour compenser) et l'enquête est pour le moins paresseuse, avec des motivations qui ne font pas beaucoup de sens, mais je m'en fous…

  • Pearl

    Pearl

    ★★★

    The Sacrament a nettement fait baisser mon enthousiasme envers Ti West: j'ai eu beaucoup de difficulté à voir plus loin qu'un cinéaste qui performe un style qu'il ne comprend pas (la minutie maniaque des cadrages trahit qu'on est chez A24 et non dans un Hollywood classique) et une actrice qui se donne à fond pour donner vie à un personnage simpliste. Mia Goth est aussi excellente qu'on peut l'être avec le matériel qu'elle a, mais c'est un cas flagrant de…

  • Rawhead Rex

    Rawhead Rex

    ★★★

    Dommage que le monstre semble sorti d'une parodie, parce que même si c'est assez straightforward pour du Barker (avant la fin, gros plaisir), il y a un bien meilleur film qui se cache sous le latex ridicule.

  • The Dunwich Horror

    The Dunwich Horror

    ★★★

    Dean Stockwell est merveilleusement étrange, dans une de ces performances qu'on ne saurait dire si elle est "bonne" ou "mauvaise" mais qui fonctionne parfaitement dans le cadre du film (bref elle est bonne mais pas selon nos critères habituels). Sinon, content de retrouver la American International Pictures et leurs films meilleurs qu'ils devraient être, c'est-à-dire le meilleur genre de film. On trouve ici un moyen ingénieux (et économique, bien sûr) d'évoquer l'horreur cosmique, avec des images psychédéliques qui laissent parfois…

  • Sleepwalkers

    Sleepwalkers

    Stephen King est sans doute l'écrivain qui a écrit le plus de conneries tout en gardant sa carrière, et je pense qu'il les a toutes mises dans ce film. Magique. Pis pour vrai, sont pas vite les montres, ils ont juste à nourrir les chats et ils vont devenir amis en un instant.

    (Semi-rewatch je l'avais déjà vu en pièces détachés à la tivi)

  • Child's Play

    Child's Play

    ★★★½

    Quant à avoir une poupée aussi affreuse, j'aimerais mieux celle qui dit Fuck you

    Fun family night

  • The Curse

    The Curse

    ★★★

    Il n'y a peut-être personne qui a réussi à vraiment bien adapter Lovecraft, mais tant que ça donne des films comme ça, aussi raté que réussi, toujours hautement divertissant, j'irai pas me plaindre. J'aime comment les personnages restent fidèles à eux-mêmes quand ils deviennent enragés et pustulents: le beau-père continue de vouloir donner des claques, le beau-frère est toujours aussi inutile.

    Curieux de savoir l'apport de Fulci là-dedans, crédité comme producteur associé, il y a quelques moments qui feele comme du lite-Fulci.

  • The Sacrament

    The Sacrament

    Ouin, mettons que je suis pas très à l'aise avec ce film. On peut bien faire une reconstitution de tragédie (Jonestown ici), mais Ti West c'est un gars d'exercice de style (le faux documentaire ici), et il n'y a aucun point de vue sur son sujet, rien à dire sur rien. Au début, il y a un carton qui insiste sur le côté "immersif" du documentaire, et c'est juste ça, un "comme si vous y étiez". C'est très réussi, faut…

  • Cast a Deadly Spell

    Cast a Deadly Spell

    ★★★½

    J'avais jamais entendu parler de ce téléfilm d'HBO, mais c'est irrésistible, comme prémisse et casting: Fred Ward en détective privé à la Marlowe à L.A. dans les années 1940, Julianne Moore en chanteuse de cabaret/femme fatale, David Warner et Clancy Brown en pas gentils (évidemment), le tout réalisé par Martin Campbell (pas un grand cinéaste, mais généralement compétent) et produit par Gale Anne Hurd. Mais on est dans un monde où la magie existe, les licornes courent les prairies et…

  • There's Someone Inside Your House

    There's Someone Inside Your House

    ★★½

    Au fond Letterboxd sert juste à se rappeler qu'on a vu ce genre de film, un moment donné, et que c'était aussi peu mémorable que ça en a l'air (c'était correct, avant la fin qui vient sur-expliquer un propos déjà gros de même et sans intérêt; ça ne fait pas très peur, un tueur qui a un message à faire passer)