• Johnny Dangerously

    Johnny Dangerously

    ★★★

    Dans des circonstances extraordinaires comme celles de hier, c'est le meilleur film au monde. Dans des circonstances ordinaires, c'est juste correct.

  • The Adventures of Ford Fairlane

    The Adventures of Ford Fairlane

    ★★

    A priori le pitch d'un détective rock'n'roll avec un ami koala devrait donner un grand film, mais en pratique on dirait que le scénario a été écrit avec une touche d'autoparodie et d'ironie critique envers le protagoniste hyper-machiste, mais que Renny et Joel ont vu ça et se sont dit "wow, un nombre inégalé de jokes de pénis et de femmes soumises, quelle mine d'or!" alors finalement dans ce long malaise la scène la moins sexiste c'est quand notre détective…

  • They Live by Night

    They Live by Night

    ★★★★★

    Je m'étonne de n'avoir jamais revu ce film depuis que je suis sur Lb ; parmi les films qui ont compté pour moi, c'est le seul, je crois, que je n'avais pas encore revisité. Et quel film, ça reste un de mes préférés de Ray, même s'il n'est pas aussi accompli que d'autres qu'il fera ensuite. Il réussit à capter la pureté et l'innocence, à travers les visages sublimes de Farley Granger et Cathy O'Donnell, pour le mettre en contraste…

  • Rebel Moon - Part One: A Child of Fire

    Rebel Moon - Part One: A Child of Fire

    Je ne sais pas ils sont passés où, les critiques du vulgar auteurism, ils sont devenus plutôt tranquilles sur Lb, mais ça c'est un film fait spécialement pour eux.

    Ça aurait même été le film hollywoodien à défendre cette année, à ce niveau de spectacle d'action démesuré, mais je suis trop épuisé, désillusionné et désinvesti pour faire ça. Pas que c'est si réussi, mais ça ne mérite pas la haine que ça reçoit, et ça me rappelle quand il fallait…

  • Maestro

    Maestro

    ★★½

    C'est tellement... banal. Tout le long on nous répète à quel point Bernstein est un génie, on nous fait plusieurs fois la liste de ses réussites artistiques, et pendant un temps (la première partie en noir et blanc), on a l'impression que le film essaie de comprendre l'artiste. Ça ouvre sur une citation de Bernstein, sur l'art qui a comme tâche de donner des réponses contradictoires, et le film semble vouloir travailler cette idée à partir de couples thématiques (musique…

  • The Caine Mutiny Court-Martial

    The Caine Mutiny Court-Martial

    ★★★½

    J'aime assez peu Friedkin, mais dans le contexte d'un court drama réduit à sa plus simple expression (on ne sort pratiquement jamais de la salle, ce n'est qu'une série de monologues, d'interrogatoires et de contre-interrogatoires), sa maîtrise permet de maintenir l'intérêt malgré un scénario prévisible et le côté inévitablement très statique de l'ensemble. Pas sûr non plus de la teneur idéologique de tout cela, ça finit par devenir trop admiratif devant l'armée, mais c'est tenu par des belles performances, en…

  • The Boy and the Heron

    The Boy and the Heron

    ★★★½

    Visuellement sublime, bien sûr, mais ça m'a laissé un peu froid - j'apprécie le côté oblique, un brin opaque par moments, cette liberté prise qui semble se défier, à raison, de toute allégorie trop bien ficelée, écrite, ce qui permet au film de se déployer selon ses propres termes plutôt que de laisser subjuguer par la psychologie, mais en même temps c'est aussi ce qui a fini par créer ce sentiment de distance, après une ouverture pour le moins percutante,…

  • The Sacrifice Game

    The Sacrifice Game

    ★★

    De la même manière qu'on est supposé se satisfaire de cgi cheap en lieu et place de véritable gore, j'ai l'impression qu'on nous demande souvent de nous contenter d'une idée de film, comme si ce n'était plus nécessaire de se forcer pour en écrire un et le mettre en scène pour vrai. Mais dans les deux cas l'illusion marche pas, et ça m'ennuie profondément.

  • Taylor Swift: The Eras Tour

    Taylor Swift: The Eras Tour

    J'aurais aimé un Jonathan Demme derrière la caméra, ou quelqu'un qui a compris que Taylor Swift a absorbé les star studies et démontre une maîtrise impeccable de tous les discours propres au phénomène, de ses contradictions internes (sincérité/artificialité, singularité/construction industrielle, intime/publique), en plus d'avoir trouvé moyen de l'adapter au contexte contemporain, ce qui mine de rien n'est pas une mince affaire considérant qu'il n'y en a plus tant que ça, des stars, au sens noble et classique du terme, bref…

  • Leave the World Behind

    Leave the World Behind

    ★★½

    Je pensais assister aux retrouvailles de Julia Roberts et Kevin Bacon 33 ans après Flatliners, mais c'est à peine s'il y a un regard échangé dans un parking. Quelle déception. Au moins Ethan Hawke porte fièrement son chandail de Bikini Kill, qui provient sûrement de sa garde-robe personnelle - ça c'est glorieux. C'est la meilleure chose de ce film, un chandail, sinon Esmail continue de piller les 90s comme si l'histoire du cinéma s'était achevée avec Fight Club, film qui…

  • The Sword and the Dragon

    The Sword and the Dragon

    ★★★½

    Il y a un peu trop de scènes figées de dialogues pompeux propagandistes, et même si les décors sont hallucinants ça devient longuet. Mais quand il y a à l'écran le cast de 106 000 acteur.rice.s, les 11 000 chevaux et le dragon qui crache son feu sur ces paysages somptueux, tu te dis qu'il y a peu d'autres films qui ont autant mérité leur qualificatif d' "épique".

  • Showgirls

    Showgirls

    ★★★★

    Je pense pas que j'oserais le défendre au-delà du plaisir de voir Verhoeven faire sa comédie musicale en mode outrancier et de la performance extraordinaire de Berkley. Verhoeven fonctionne mieux à Hollywood quand il a dans les mains un scénario qui a l'air de rien mais qu'il peut détourner en sa faveur; là, comme dans Basic Instinct, il est pris avec un scénario qui se croit intelligent mais qui est parfaitement convenu, et c'est difficile rattraper ça en essayant de…