• That Uncertain Feeling

    That Uncertain Feeling

    ★★★

    Un Lubitsch mineur: ça commence bien, mais l'humour se perd peu à peu et il ne reste pas grand-chose pour le remplacer, sauf le fait de voir le coach de Rocky en jeune homme dans un screwball, mais c'est pas une surprise qui dure longtemps. Pareil, un Lubitsch mineur, ça reste du Lubitsch.

  • Dead & Buried

    Dead & Buried

    ★★★½

    Hooptober 8.0 #4

    Le concept est l'fun mais maudit que le scénario ne fait aucun sens dans sa manière de le développer. Me semble que c'était un peu ça aussi dans Death Line, un autre Sherman que j'ai vu l'an dernier: belle atmosphère avec plein de brume, rythme un peu languide comme s'il cherchait la mélancolie dans un scénario qui invite l'ironie (Dan O'Bannon, tsé), interprétation pour le moins inégale. Ça fait un pas pire film, mais ça me laisse sous l'impression que ça aurait pu être vraiment meilleur.

  • The Curse of Frankenstein

    The Curse of Frankenstein

    ★★★½

    Hooptober 8.0 #3

    Toujours somptueux la Hammer, mais ça m'ennuie aussi assez systématiquement. Sont beaux les laboratoires avec des liquides rouges qui bouillonnent, mais on passe tellement de temps là-dessus et même si Peter Cushing est parfait en Frankenstein, ces scènes d'expérimentations apparaissent longues pour pas grand-chose. Christopher Lee est un étrange choix pour jouer le monstre, il fait un bien meilleur Dracula. Enfin, c'est bien, mais ça ne me parle pas plus qu'il faut.

  • Sweet Home

    Sweet Home

    ★★★★

    Hooptober 8.0 #2

    Un jeune Kiyoshi Kurosawa (1989) dans un registre d'horreur pulp, et déjà en pleine possession de ses moyens. Bon l'anecdote obligatoire: le film a donné lieu à un jeu vidéo de survival horror, Sweet Home, qui est l'inspiration derrière Resident Evil, bref on doit PWSA à Kurosawa. Mais ça n'a rien à voir avec Resident Evil, c'est un film de maison hantée qui commence un peu comme The Haunting, avec des scènes d'apparitions géniales (la face fantomatique…

  • Venom

    Venom

    ★★★½

    Hooptober 8 #1

    Oh que ça commence ce Hooptober en beauté, avec ce récit merveilleusement débile qui n'est rien de moins que Die Hard mais avec un serpent à la place de Bruce Willis. Pour vrai, c'est tellement ça que c'est même Michael Kamen qui a fait la musique, et ça sonne comme du proto-Die Hard, pis le serpent se promène dans la ventilation, pis le dernier plan est exactement le même. Mais le truc le plus cinglé là-dedans c'est…

  • Iron Man 3

    Iron Man 3

    ★★★½

    Après Last Boyscout, j'avais envie d'un autre Shane Black et c'est le plus familial (à l'exception de l'autre que j'ai vu trop souvent). En tout cas, c'est sûrement mon Marvel préféré, si une telle chose existe. D'abord parce que quant à moi c'est le seul où on sent vraiment l'importance de l'auteur, dans la mesure où d'autres comme James Gunn, Joss Whedon, peuvent bien avoir une certaine griffe, mais ce sont aussi des cinéastes qui sont parfaitement ajustés à Marvel,…

  • Paranormal Activity 4

    Paranormal Activity 4

    ★★

    Rendu à ce point la franchise est autant épuisée que je le suis à regarder tout le temps la même maudite affaire. La plus grande variation ici c'est que ça se passe en novembre plutôt qu'en septembre-octobre comme les trois autres. On rajoute des cams d'ordi et des discussions vidéos, mais c'est utilisé exactement comme toutes les caméras fixes des autres films, ça n'apporte rien de neuf. La plupart du temps, surtout au début, on comprend pas pourquoi les personnages…

  • Insidious

    Insidious

    ★★★

    J'avais oublié que ça tournait autour d'une affaire de voyage astral, ça me ramène toujours loin en arrière ces histoires, quand j'essayais d'en faire et que j'avais peur de réussir et qu'on me vole mon corps... J'aime bien le côté un peu débile de tout ça, on reconnait l'obsession de Whannell pour les corps impuissants, possédés, etc., et James Wan semble toujours avoir quelques trucs bien pensés dans son sac, mais ça reste trop grotesque et hystérique pour que ça…

  • Wanda

    Wanda

    ★★★★★

    Ça fait près d'une semaine que je l'ai vu, et j'ai poursuivi le choc entretemps avec livre de Nathalie Léger sur Barbara Loden. Un immense film qui n'a l'air de rien, donc le meilleur genre d'immense film, avec un des plus beaux personnages de l'histoire du cinéma, une femme qui "n'a rien et n'aura jamais rien". Wanda demeure relativement opaque, dans la mesure où on comprend ses gestes mais il y a quelque chose qui nous échappe, et c'est la…

  • Beetlejuice

    Beetlejuice

    ★★★★

    Toujours un excellent film d'après-midi de journée de congé à l'école, qui ressemble encore à rien d'autre. Mais j'étais dans l'inquiétante étrangeté en maudit: la version française sur Netflix est celle de France, alors non seulement j'avais jamais entendu ce Beetlejuice là (je pense pas l'avoir déjà vu en anglais d'ailleurs), mais en plus je reconnaissais toutes les voix, des plus familières pour quiconque a grandi dans ces années-là, mais là elles étaient associées à des personnages qui d'habitude n'ont pas cette voix. Weird, surtout pour Catherine O'Hara et Michael Keaton, dont la voix québécoise est ancrée dans mes souvenirs.

  • The Last Boy Scout

    The Last Boy Scout

    ★★★★

    Un peu comme dans True Romance, il y a un clash entre la sincérité/mélancolie de Tony Scott et l'écriture ironique, second degré de Shane Black, mais le protagoniste-type de Black, le gars désabusé, self-hating, désespéré (Bruce Willis est parfait pour ça), ça donne du matériel pour accrocher la mise en scène de Scott, même s'il ne devrait pas prendre ça trop au sérieux. De toute façon Tony Scott devrait réaliser tous les films.

    Pourquoi j'avais jamais vu ça avant, sauf une ou deux scènes croisées à la télé d'autrefois, ça demeure un mystère.

  • Paranormal Activity 3

    Paranormal Activity 3

    ★★★★

    Généalogie du mal par généalogie de la technologie. De loin le plus inventif des trois, avec pour une fois des personnages supportables.

    C'est très réussi: en retournant en 1988 et au VHS, le film travaille la filiation entre la vidéo et le numérique (c'est dommage d'ailleurs que ça n'a pas été tournée en VHS, mais en même temps un format émule l'autre, et ça aussi c'est très parlant). Le meilleur truc là-dedans c'est la caméra posée sur une fan, qui…