Euphoria: F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob

Euphoria: F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob ★★★★

Sans faire partie du groupe de haters invétérés de son personnage, c'est vrai que Jules n'a jamais été parmi mes préférés de la première saison.
De fait, j'ai beaucoup aimé cette plongée dans sa psyché, dans ses désirs, ses questionnements, ses inquiétudes - dont la majeure partie touchent des thématiques très intéressantes ! Ses doutes quant à sa transition et son identité de genre (oui Hunter qui participe à l'écriture du scénario, on sent que c'est authentique !), ses sentiments qui persistent pour Tyler bien qu'elle ait appris qu'il n'est qu'une fiction, le parallèle entre sa mère et Rue, et toute la backstory rajoutée en parallèle de la saison 1 concernant sa mère justement !
En fait le soucis c'est que, si y avait pas eu la pandémie, on aurait pas eu cet épisode spécial, avec toutes ces révélations. Elles auraient dû être plus distillées au sein de la première saison, là on dirait un peu une sorte de rattrapage. Je dis pas nécessairement que ça aurait fait rentrer le personnage dans les bonnes grâces de tous (au vu de la fanbase massive de Rue et de la tendance au manichéisme des foules), mais ça aurait peut être rendu son personnage plus attachant.
Enfin, même si à ce stade c'est plus la peine de le mentionner tellement c'est évident, l'esthétique de l'épisode est tout simplement à couper le souffle. Je sais que la saison 2 est filmée sur pellicule, et je me demande si c'est pas aussi le cas de cet épisode ? Mais les plans sur l'ocean, THE gros plan sur l'œil, toute la photographie est superbe. Petit bémol peut être sur la BO qui prenait parfois le pas sur l'intrigue, je pense notamment à la chanson de Lorde, en début d'épisode, mais ça reste de l'ordre du chipotage.