Lovers Rock

Lovers Rock ★★★★½

Tsé la fameuse "magie du cinéma"? Ben c'est ça. La magie du cinéma, ça permet de braver la COVID, de traverser l'océan et les décennies pour se retrouver sur le dancefloor d'un house party à Londres dans les années 80. J'ai l'impression que c'est super loin de moi tout ça, mais ça feel tellement proche de mon adolescence en même temps. Pourquoi au juste? C'est quoi le rapport entre une performance de Mercury Sound dans un party londonien où j'aurais clairement pas été invité et mes chillings de p'tits gangstas à Outremont en 2006? C'est tu la musique? Après tout, les dub parties c'est la genèse du hip-hop qui a marqué ma jeunesse. La réponse se trouve peut-être aussi dans l'âge des personnages, cette intensité que t'as à 16-17 ans, quand tu sais que tout peut se passer le vendredi soir, que ton existence entière est réduite à une couple d'heures alcoolisées dans un house party et que tu y vas all-out, comme si y'en avait pas de lendemain. Pis là le lendemain arrive plus vite que tu pensais, après même pas 70 minutes, pis t'as l'impression d'avoir assisté à quelque chose d'unique, de plus grand que toi. C'est un film magique, point à la ligne.

Je rêve de revoir Lover's Rock sur grand écran. Ça serait tellement parfait dans une salle bondée à Minuit au Parc, une couple de bières dans mon sac à dos (chut!) et avec plein de monde qui vibe et qui chantent dans la salle. Il serait temps parce que ça va faire quatre jours que j'ai Silly Games pognée dans tête pis ma blonde commence à être tannée de m'entendre chanter ça toute la journée (mon falsetto est pas super).