Freejack

Freejack ★★½

Petit matin encore un brin covidé. Pourquoi pas débuter la journée avec Mick Jagger en chasseur de prime redoutable (?!) et Emilio Estevez en pilote de formule 1 (double ?!) Les films de notre passé font parfois des miracles pour le corps (ou l'âme) endolori. Bref, j'avais comme une petite envie de le revoir. Même si j'étais conscient que j'ai toujours souhaité aimer Freejack plus que je l'ai aimé. Verdict: C'était le cas en 92, ce l'est toujours en 2022.
Dommage, parce qu'avec une prémisse où un pilote de formule 1 est propulsé dans le futur (en 2009) et pourchassé par un groupe de mercenaires mené par Mick Jagger, pour qu'Anthony Hopkins, maintenant mort, puisse injecter son âme dans le corps de l'ex-pilote (parce qu'on est dans le futur, maintenant) automobile pour pouvoir enfin sortir avec l'ex-copine dudit ex-pilote. Me semble qu'on serait dans le droit d'avoir une ride beaucoup plus wild que celle-là.
Le scénario est bourré de liners pas drôles, de transitions douteuses que la mise en scène n'aide pas. On croit pas en grand chose, Geoff Murphy est capable de créer un univers (bien que fortement influencé par Blade Runner et Robocop mais avec les véhicules de Death Race 2000 ou est-ce des chariots en fibre de verre de parc d'attraction?), mais il est un peu moins habile dans l'art de tourner des séquences de poursuites. Ce qui est un peu rough pour un film qui commence avec l'histoire d'un pilote de formule 1.
Tout ça étant dit, c'est quand même un peu plaisant à regarder (blame it peut-être sur la nostalgie et le désir d'aimer le film plus qu'il est aimable). Amanda Plummer y vole le show en Nun armée qui vient en aide à Emilio Estevez. En deux scènes (presque autant qu'Anthony Hopkins). Elle met tout le monde dans sa petite poche arrière.
J'y ai presque donné un petit .5 de plus. Mais bon... pas aujourd'hui. Peut-être la prochaine fois.