Panorama-cinéma

Panorama-cinéma est une revue de cinéma en ligne lancée en 2003. Son site web propose plusieurs centaines de critiques de films, des dossiers thématiques, des entrevues, des balados,…

Stories

Petit papier sur Lotte Reiniger

L’approche la plus évidente et répandue de Lotte Reiniger consiste en une succession de qualificatifs qui entérinent la dimension avant-gardiste et l’influence majeure de son cinéma dans l’histoire de l’animation. Pour n’en citer que quelques-uns, rappelons que son œuvre est à la fois le lieu d’innovations techniques majeures autour de l’animation en papier découpé, la preuve incontestable de l’importance des femmes dans ce genre cinématographique, l’un des premiers longs métrages d’animation et certains diraient même le point culminant d’une pensée…

Nos rêves les plus profonds

Par un concours de circonstances, la première projection à laquelle j’ai assisté, dans la foulée du déconfinement, fut First Cow de Kelly Reichardt, alors que j’avais plus tôt prévu de retourner en salle avec Uncle Boonmee d’Apichatpong Weerasethakul. Sans réaliser sur le coup que je troquais un buffle d’ouverture contre une vache protagoniste, le premier me laissa plutôt froide pour des raisons que je soupçonne à présent d’être techniques : la qualité de la projection ce soir-là laissait en effet à désirer,…

De Jeanne Dielman à The Love Witch : le féminisme en héritage

Il y a quelque chose de particulièrement fascinant dans le cinéma, et particulièrement dans le cinéma féministe, qui consiste en la possibilité de mettre en images, de différentes manières possibles, la matérialité des corps, de les filmer dans l’espace et dans les rapports spécifiques qu’ils entretiennent avec ces différents espaces (l’appartement, la ville, la nature, les corps des autres personnes, etc.). Ainsi, le cinéma, en tant qu’il est un art qui ne nous laisse pas oublier son ancrage matériel, voire…

Les mots et les choses de Larry Cohen

À un moment ou à un autre, tous les héros de Larry Cohen nous rappellent son premier, celui de Bone, un ex-animateur de télé, déchu et pris à vendre des chars pour les pires pages publicitaires, contraint à refiler une réalité mensongère en cabotinant, à chercher à sortir d’une situation médiocre pour regagner un semblant de stabilité. Parce que ses sujets sont sérieux mais que leur approche ne l’est jamais vraiment, Cohen excelle dans le pastiche et la critique sociale et…

Recent reviews

Mustang

Mustang

★★★★

Par Mathieu Li-Goyette
Derrière son récit de complot plutôt simple, Mustang cache des qualités incroyables dont la plus épatante est sa manière tout à fait baroque de jouer entre les différents genres par le biais d'une belle maîtrise de son médium. De la comédie au western classique, le montage et l'utilisation d'un cadre brillant sachant dévoiler des profondeurs de champ où la menace se cache dans un recoin de balcon sert Lefebvre qui tente visiblement de nous déstabiliser. Satyre de…

Leolo

Leolo

★★★★½

Par Olivier Thibodeau
Inspiré de la vie du réalisateur, mais aussi des délires lugubres et misanthropes de Réjean Ducharme dans L’avalée des avalés, voire de l’épopée américaine de Sergio Leone, Once Upon a Time in America (1984), avec lequel il partage des traits thématiques et esthétiques, Léolo est une chronique familiale d’époque mise en scène avec une grande générosité par Lauzon, qui multiplie les mouvements de caméra amples sur des décors somptueux, incroyablement détaillés, toujours truculents, à mi-chemin entre la beauté pittoresque de la Sicile et le prosaïsme prolétaire du Montréal francophone des années 1960. [...]

Par Louise Bertin
Cassandre est aussi une représentation d’une génération happée par les réseaux sociaux, qui passe son temps à mettre en scène cette « meilleure version de soi-même », à coup de filtres et de hashtags. Que ce soit physiquement ou psychologiquement, le film ne ménage pas son personnage, qui s’avère aussi le reflet de l’individualisme qu’on lui inculque. Que ce soit avec des collègues grévistes ou une jeune femme qui ne peut pas payer le supplément bagage, et…

Ste. Anne

Ste. Anne

★★★★

Par Olivier Thibodeau
Ste. Anne, c’est simultanément une commémoration et un défrichage des lieux, marqués par le déférent spectacle du pittoresque prosaïque des prolétaires pastoraux. Le toast aux « cannages pourris » est particulièrement délicieux, surtout dans le contexte de la saynète de commères où il se déroule, lors de laquelle les souvenirs des femmes de leur visite chez l’irascible Daniel prennent vie à l’écran, à l’instar d’ailleurs de leur propre fébrilité, de leur propre camaraderie, qu’exacerbe un montage rythmique…

Liked reviews

James Benning qui offre un excellent antidote à cette formule surfaite des shows de tueurs en série sur Netflix.

Film qui tourne autour d'un concept et qui réussi à l'exploiter de la meilleure manière avec peu de moyen et beaucoup d'inventivité. Surprenant.

Le parcours des Sparks depuis le début de leur carrière est fascinant.
Regarder le Russell Mael d'aujourd'hui est pour moi déstabilisant.
Quelques séquences du tournage d'Annette de Carax qui sont bienvenues.
Je comprend maintenant mieux ce groupe musical à part dont ma connaissance se résumait à Kimono my house.

Red Eye

Red Eye

★★★★

Why, yes, working a customer service job is pretty similar to facing a misogynistic, deranged hitman!

I loved all of Lisa's resistance methods—lying when Rippner came on too strong, constantly trying to find an out and thwart his plan, etc. She has such a strong sense of self-preservation and it was very invigorating and refreshing to watch. I also loved how many times Rippner tripped during the last third. There are lots of parallels with Scream, and even though this is not as sharp or groundbreaking, it's ultimately a very tense and enjoyable watch.