Nadia, Butterfly

Nadia, Butterfly ★★★

J’aime pas beaucoup le sport, et j’ai très peu d’empathie pour les athlètes de haut niveau qui deviennent médecin. Par contre, j’aime les films de fantômes, et je crois que Nadia Butterly en est tout un. J’admirais la déambulation de Nadia dans une ville où personne ne la voit, et aussi les moments où elle se regarde et s’écoute vivre la vie qui est maintenant terminée, sur un téléphone qui est une sorte de fenêtre nostalgique et mélancolique sur le passé. Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est  la scène où elle pleure dans son cercueil (qui a peut-être plus été pensé comme un cocon) et qu’elle se fait réconforter par les mains des vivantes. C’est du vrai cinéma ces moments là. 

J’ai eu moins d’empathie pour Nadia que pour les personnages des Faux tatouages (que j’aime beaucoup, malgré le punk) mais j’ai beaucoup aimé l’approche intellectuel et intelligente du « film de sport » qui m’interpelle rarement. Je pense que me film va me rester en tête.

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