The Vinland Club

The Vinland Club ★★★

(4) Bon

Illustration originale du combat entre obscurantisme et progrès. Récit bien écrit mais un peu démonstratif. Réalisation soignée, parfois empesée. S. Ricard fébrile et charismatique.

L’AVIS DE MEDIAFILM

L'opposition entre obscurantisme et progrès à l'aube de la Révolution tranquille trouve une illustration originale dans ce nouveau film du réalisateur d'IQALUIT. Bien écrit par Benoît Pilon, Marc Robitaille (UN ÉTÉ SANS POINT NI COUP SÛR) et le nouveau venu Normand Bergeron, le récit se fait toutefois démonstratif par moments et tire en longueur. En revanche, la figure du frère enseignant, un passeur de connaissances naïf mais doué, inspirant et compréhensif, s'avère très juste, et Sébastien Ricard l'incarne avec la fébrilité et le charisme souhaités. Plus prévisible, le parcours du perturbé Émile n'en demeure pas moins touchant et gorgé d'espoir. Pour sa part, François Papineau joue de manière crédible le vilain cherchant continuellement à discréditer le héros. Campé à la même époque que CE QU'IL FAUT POUR VIVRE - un sommet dans l'oeuvre de Pilon -, LE CLUB VINLAND apparaît plus modeste dans sa reconstitution d'époque et plus empesé dans sa réalisation, néanmoins soignée visuellement.

Texte : Louis-Paul Rioux