Last Night in Soho

Last Night in Soho ★★★★½

C'est sûr que ce n'est pas un film parfait. Mais j'ai tellement, tellement aimé ça. J'ai été happée, j'ai eu peur, j'ai été weirded out, j'ai pleuré, j'ai été émue et je suis (re)tombée en amour avec Anya Taylor-Joy (et aussi avec Thomasin McKenzie) à chaque seconde où elle(s) étai(en)t à l'écran.

Ça fait deux jours que je suis allée le voir au cinéma, dans une salle presque vide, et le film me suit encore: la somptuosité des images, les chansons, des impressions plus ou moins définies, les couleurs, Thomasin McKenzie qui danse dans sa chambre ou qui est enroulée en burrito dans une couverture, Anya Taylor-Joy qui chante "Downtown"... Et puis, si je n'étais pas si fatiguée, j'aurais écrit la critique que ce film mérite, j'aurais écrit la critique qu'une Karelle passée aurait écrit, longue, personnelle, méticuleuse et féministe; j'aurais écrit qu'un des seuls reproches que j'ai pour le film, c'est que la relation mère-fille aurait pu être plus présente (mais encore là, elle m'a fait pleurer quand même), et j'aurais écrit à quel point j'ai aimé la relation entre Sandie et Ellie, personnelle, trouble et double, hantée et hantante, difficile et profonde, et j'aurais dit que j'ai aimé chaque minute de leur temps ensemble, que mon coeur s'est brisé mille fois devant elles et leur relation, et particulièrement devant Anya Taylor-Joy et la violence qu'elle subit de la part des hommes. J'aurais dit tout ça, et plus encore, en plus de dire que je me fous pas mal des incohérences scénaristiques ou que la solution avait quelque chose d'évident, et j'aurais aussi dit que j'avais pas réalisé à quel point les Kinks me manquaient et qu'il était grand temps que je me remette à écouter leurs albums (même si présentement, j'écoute juste la version de "Downtown" d'Anya Taylor-Joy en boucle).

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